École de la confiance?

Chers camarades,

La loi appelée « École de la confiance » contient une série d’articles qui visent à dynamiter le caractère national, laïque et républicain de l’École. Elle amplifie et aggrave les mesures issues de la loi Peillon de 2013 pour aller encore plus loin dans l’autonomie des établissements et aligner l’école publique sur le modèle du privé.

Nous en demandons le retrait. Ce projet propose de rendre l’école obligatoire dès l’âge de 3 ans, alors que plus de 95% des enfants de cet âge sont déjà scolarisés.  Cette loi impose un financement public supplémentaire des écoles privées pour les enfants de 3 à 6 ans.

Cette loi créait des regroupements d’écoles et d’un collège au sein « d’un même établissement public local d’enseignement » baptisé « établissement public des savoirs fondamentaux ». Il s’agirait de « regrouper les écoles d’un même bassin de vie ».

Autre amendement important, l’inscription en jardin d’enfants pourrait être admise au titre de l’instruction obligatoire des enfants de trois à six ans. Ce sont des milliers d’écoles maternelles publiques qui sont menacées de fermeture.

A travers l’article 1er, le gouvernement entend adopter une mesure digne du régime de Vichy en interdisant aux enseignants de porter la moindre critique sur les contre-réformes en cours, au détriment de la liberté d’expression.

Le chapitre 2 du titre II renforce l’expérimentation. Il serait ainsi possible d’adapter localement les horaires d’enseignement. En fonction des moyens locaux, un établissement pourrait renoncer à dispenser un ou plusieurs enseignements pendant tout ou partie de l’année.

Le projet de loi prévoit également la création d’un conseil de l’évaluation des établissements : c’est un pas vers le pilotage du système par les résultats en lieu et place des horaires et des programmes nationaux. Les personnels seraient rendus responsables des choix pédagogiques opérés, dans un contexte où, par ailleurs, les coupes budgétaires rendent les conditions d’apprentissage des élèves de plus en plus difficiles.

« L’école de la confiance » de Jean-Michel Blanquer ne vise pas à instruire. Elle n’a donc pas besoin d’enseignants qualifiés. C’est pourquoi l’article 14, sous couvert de « préprofessionnalisation », voudrait confier des fonctions pédagogiques à des milliers d’assistants d’éducation. Utilisés comme moyens de remplacement des professeurs absents, sous-payés, ils seraient licenciables pendant 4 ans.

Avec son projet de Loi, le ministre Blanquer entend poursuivre ses mesures de régression sociale ( La suppression de 2600 postes d’enseignants à la rentrée 2019, la mise en place de Parcoursup et de la réforme du lycée).

Nous devons nous mobiliser pour faire reculer le gouvernement. Ensemble nous pouvons gagner !

Camille Sans.— 

Répondre

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l'aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s